Pour un vrai statut et un vrai rôle du suppléant de député

L’actualité avant les élections présidentielle a mis en évidence les rôles et statuts des personnes qui entourent le député. Si l’on a beaucoup parlé de « l’assistant parlementaire », homme/femme de l’ombre du député pour toutes les tâches et les missions, par contre à aucun moment on a parlé du suppléant du député, homme/femme qui est pourtant sur la photo de l’affiche du député !

Ma suppléante est Géraldine Fimbel, une jeune personne, travailleuse, sincère, aux convictions affirmées Je suis très heureux de former un binôme avec elle.

Je lui ai proposé d’être non pas en retrait, mais au premier plan sur les affiches officielles, malgré qu’il soit d’usage que le suppléant soit en retrait. Mais quel sera son rôle si je suis élu député ? Eh bien dans le cas où je décéderai en cours de mandat , c’est au suppléant que reviendrai la place de député. Bref, c’est là son unique rôle.

Position souvent occupée par une femme, la suppléance de député n’est pas concernée par les lois (entrées en vigueur dans les années 2000) sur les questions de parité homme-femme, les sanctions en cas de non respect de la parité par les candidats lors des élections qui n’évoquent la parité homme-femme qu’à propos des titulaires du poste ! Unser Land respecte la parité puisque sur 15 candidats, 7 sont des femmes (à l’inverse des LR-UDI officiels et dissidents où 3 femmes sur 16 sont candidates).

Cependant c’est quand même quelque chose d’assez triste et révoltant que de constater que depuis 1958, aucune mandature n’ait chercher à valoriser cette fonction, ni de voir autre chose comme apport de cette personne qu’un sourire sur une affiche. Aussi je souhaite au cours de la mandature, créer un statut et des attributions et un vrai rôle au suppléant de député.

Ce décalage entre la représentation nationale majoritairement masculine et la société je veux le combler en faisant que le suppléant du député soit celui qui remplace provisoirement le député titulaire à l’Assemblée Nationale en cas d’absence de ce dernier de plus de 30 jours pour maladie ou pour congés paternité/maternité. A l’image de ce qui se passe en Suède, je souhaite même approfondir le travail parlementaire avec un véritable travail du suppléant. L’un pouvant remplacer l’autre aux cérémonies publiques, en commission parlementaire ou aux séances plénières (mais le droit de vote reste unique).

Le (la) suppléant(e) deviendrait ainsi le premier assistant parlementaire du député permettant ainsi de le remplacer officiellement à l’Assemblée nationale ou en circonscription.

Nos députés sauront-ils accorder une place à l’amélioration du travail, à l’écoute et à un partage du pouvoir ? Je le souhaite en tout cas.

Éthique, transparence, exemplarité: Ma charte

Le citoyen a légitimement perdu confiance en la fonction politique.La fonction de représentativité exige une exemplarité de tous les instants.

Outre le fait que mon casier judiciaire (bulletin n°3) soit vierge, je n’ai pas non plus, ainsi que mon entourage familial, de liens particuliers (part dans une société, mandataire, dirigeant….) qui pourraient m’exposer à des conflits d’intérêts.

Mes engagements à être proche de vous et à votre écoute, m’oblige à l’exemplarité, aussi je m’engage :

  • A un mandat exclusif et unique en démissionnant de mon travail pour me consacrer totalement au mandat de député.
  • A ne pas cumuler de mandat et ne pas me représenter plus de deux fois pour le même mandat
  • A publier mon patrimoine après chaque mandat
  • A ne pas employer (ou chercher à faire employer) de membres de ma famille dans les organisations/institutions où mon mandat est engagé de quelconque manière (assistant parlementaire, sénat, union européenne,…)
  • A rendre public l’utilisation de la réserve parlementaire ainsi que l’utilisation des indemnité représentative de frais de mandat (factures à l’appui).
  • A la probité en refusant cadeaux, prêts, invitations de complaisance,…et dénoncer publiquement tout tentative d’influence.
  • A être plus de 2 jours par semaine en séance plénière et faire au moins 1 jour par semaine sur le terrain avec mon équipe locale (mon agenda sera en ligne)
  • A faire le point une fois par an avec vous lors d’une réunion publique.

Enfin, dans l’exercice de la fonction de député, je m’engage à agir dans un esprit constructif, à me comporter avec dignité, bienveillance, probité, éthique, responsabilité, transparence envers les institutions et naturellement envers l’ensemble des citoyens que nous sommes.

Un député: pourquoi? comment?

Le combat politique, c’est comme la vie. Il est fondé sur quelques valeurs fondamentales : écoute, dialogue, respect, identité, proximité, humanisme, droit, volonté…). Il se traduit en propositions et actions concrètes qui répondent aux besoins et aux attentes des citoyens (emploi, éducation, démocratie, justice, environnement, sécurité, solidarité, santé…).

Dans notre 4ème circonscription du Haut-Rhin, les postures et/ou déclarations de certaines candidatures annoncées aux élections législatives m’amènent aujourd’hui à penser que la hauteur des débats va se limiter à une batailles d’ambitions personnelles et/ou de revanches. C’est bien dommage, car pour moi lorsque l’on s’intéresse à la politique et qu’on y consacre son énergie et son enthousiasme c’est parce que on aime les gens et que l’on est sensible aux difficultés de vie et aux souffrances d’autrui. Le député donc doit œuvrer à créer les conditions du bien-être pour tous.

Les élections présidentielles viennent de se finir et jamais on n’a pu constater une plus nette coupure entre les politiques et les citoyens ; postures et émotions ont remplacé projets et raison.

Dès le soir du résultat du 1er tour des élections présidentielles, nous avons entendu parler par les gagnants et les perdants d’un presque « 3ème tour de présidentiel » avec les élections législatives du 11 et 18 juin prochain. Mais pourquoi donc tant d’importance à ces élections législatives?

Si la présidentielle constitue bien la conquête du pouvoir, les législatives fournissent les moyens de l’exercice du pouvoir. Ainsi, il est bon de rappeler que l’ensemble des mesures législatives (les lois) promises par le vainqueur de l’élection présidentielle, ne peuvent être garanties en l’absence de majorité à l’Assemblée Nationale. Notez que les candidats se sont bien abstenu de parler de ça.

Avec ces quelques mots donc, vous voyez mieux l’enjeu de votre vote à venir ; celui-ci va poser la questions de la majorité à l’Assemblée Nationale et mécaniquement va poser ou régler la question de l’application du programme du nouveau président.

La fonction de député est riche et complexe,on peut distinguer trois rôles principaux :

  • un rôle national : le député est le représentant de la nation et à ce titre il vote les lois à l’Assemblée Nationale, accorde sa confiance (ou pas) au gouvernement nommé par le président de la république et contrôle ce gouvernement (par les interpellations, les questions orales et écrites en commission et en séance plénière), vote et contrôle les budgets de l’État,..
  • Un rôle local :le député est le représentant des habitants de sa circonscription. Véritable relais des attentes de chacun, il doit impulser réponses et solutions du local vers le national et inversement ; c’est pourquoi il travaille en rassembleur avec les habitants, les associations, les élus locaux, les partenaires socioprofessionnels.
  • Un rôle Européen : l’exigence citoyenne impose que le député prenne en compte avec efficacité cette dimension dans son action.

C’est de la modélisation de l’avenir dont il va être question avec les législatives ; que cet avenir soit et reste possible.

Unser Land a cette faculté de réunir des hommes et des femmes de tous âges, de toutes professions, alsaciens d’origine ou d’adoption autour de l’intérêt général, et raisonne en termes de valeurs humaines ajoutées au service de chacun et des territoires. Unser Land à l’Assemblée Nationale, c’est bâtir ensemble nos territoires et l’avenir de tous.

Nous vous invitons donc à lire en conscience et réfléchir le programme et les directions proposés par Unser Land.

Mit uns / ensemble

Fer’s Elsass / Pour l’Alsace

Le culte de l’homme providentiel

Je détonne visiblement dans les prises de position sur cette présidentielle.
Ces élections me laissent tout simplement de marbre.
Il s’agit d’élections d’un pays dont l’exécutif passé ou à venir ne me respecte pas, et ne nous respecte pas en tant qu’alsacien(s). L’un ou l’autre des 2 finalistes n’avait de toute manière que des dessins macabres à l’encontre de notre Alsace…
Je suis même stupéfait de voir tant de prises de position, tant de passion autour du culte de l’homme providentiel.
Celui ou celle qui va nous sauver!!!
Et si nous décidions de nous sauver par nous-mêmes, au lieu d’attendre sur un super héros imaginaire, qui n’aura à nous proposer que des lendemains qui déchantent?
Et si nous arrêtions de choisir par défaut?
Et si nous nous prenions en main?
Nous aurions tellement à apprendre du modèle suisse dont le président élu parmi un Conseil fédéral de 7 ministres, change chaque année et dont le dit Conseil fédéral ainsi que le président sont élus au suffrage universel indirect par le Parlement sur une méthode proportionnelle.
Tout un système qui met en avant le travail de groupe au détriment de « l’homme providentiel » (vous savez celui qui va nous sauver…).
Et si nous ne laissions à personne le soin de réfléchir et de penser à notre place l’avenir de l’Alsace??

Pour le Medef Alsace aussi, la grande région n’a pas de sens…

Les chefs d’entreprises alsaciens, sont des pragmatiques et après avoir patiemment attendu 2 ans que l’administration « Grand Estienne » se structure, ils font aujourd’hui lucidement le constat de lourdes absences et gros problèmes de proximité qui leur font perdre en atouts, capacités et potentialités, par le biais le Olivier Klotz président du Medef alsacien.

N’en déplaise donc à Philippe Richert et tous les élus LR-FN-PS, le « Grand Est » a un impact au mieux de zéro sur le développement de leurs entreprises face aux défis globaux qu’elles affrontent en terme de concurrence, opportunité,….

Dans la crise profonde et si grave que traverse le pays (économique, financière, politique, intellectuelle, morale,…), pouvons-nous continuer à nous payer le luxe d’un pari raté de régionalisation parce que abordé par la cartographie et non par les compétences ?

Les administrations des ex-région Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne, ont démontré leur savoir-faire et leur exemplarité dans de nombreux domaines (apprentissage, transports,…), elles étaient des locomotives pour les entreprises et savait se mobiliser pour elles, pour l’innovation, l’ouverture transfrontalière,….. De même, ce n’était pas parce que séparée et indépendante que chacune des régions ne pouvait pas tirer profit de complémentarité avec le territoire voisin, et ainsi jouer pleinement son rôle de catalyseur pour l’emploi et la croissance des entreprises.

Aujourd’hui compte tenu des difficulté croissantes que fait subir le « Grand Est » aux entreprises, de la non interaction de l’attelage alsaco-lorraino-champenois avec leurs territoires (au contraire des régions non fusionnées Bretagne, PACA,….) ; la bonne solution d’avenir consiste assurément dans le retour aux anciennes régions.

Il faut se mobiliser pour que les anciennes régions reprennent la main pour retrouver leur fondamentaux, compétences… à commencer par l’aide aux entreprises (et donc à l’emploi).

Un nouveau défi à relever, mais un défi d’abord politique pour les représentants que vous élirez.

http://www.dna.fr/social/2017/04/29/medef-alsace-la-nouvelle-region-est-trop-grande

Lille préférée à Strasbourg pour l’agence européenne du médicament

Après audition de plusieurs villes françaises, la République soutiendra la ville de Lille pour l’installation possible de l’agence européenne du médicament. En effet, cette agence pour l’instant située à Londres ne pourra pas rester là-bas du fait du « Brexit » (est-ce que cela interpellera aussi l’alsacien en cas de vote d’un(e) candidat(e) « pro-Frexit » ?).

Il y aura donc une une manne d’une centaine d’emplois à fort potentiel économique qui bougera prochainement.

En Europe, plusieurs villes se sont déclaré intéressées pour accueillir cette agence européenne : Dublin Munich, Barcelone, Milan, Berlin,… Ainsi nous assistons une course à coup de lobbying, coup de pouce (investissement, fiscal…), mise en avant des avantages (situation, institut européen…) …

Si chaque pays européen s’est vite mobilisé pour sa/ses villes, la France, elle, a choisi le système (efficace à la vue de la présidentielle?) de la primaire  ! Ont donc participé à la primaire française : Strasbourg, Lille, Lyon, Toulouse, Paris/Villejuif, Montpellier, Nice, Lens-Lievin. Le vainqueur est Lille !

On peut déjà constater que peu importe la ville française soutenue par l’Etat, celle-ci est déjà en retard de lobbying face à ses concurrentes européennes. C’est bien connu, l’exception française est toujours la meilleure…

Maintenant constatons que dans la situation franco-française, nos politiques alsaciens n’ont pas été à la hauteur encore une fois. Il suffit de voir comment les médias locaux, réseaux sociaux et les politiques de poids se sont bougés pour les autres villes, pour s’apercevoir de la faiblesse de la candidature strasbourgeoise. Bref, communication zéro et influence politique zéro pour les Ries, Richert, Trautmann, Elkouby, Hermann… Strasbourg ne fut même pas dans la « short-list » comme le révèle le journal « l’Alsace ».

Le choix de Lille a été justifié notamment par sa position « idéale au coeur de l’Europe » et par le fait que « la France dispose d’un écosystème de santé (recherche, innovation, industrie) exceptionnel, dont Lille est l’un des pôles majeurs ».

Sans vouloir être désagréable, Strasbourg dispose bien des mêmes arguments :

  • Strasbourg est bien au coeur de l’Europe. Mieux encore, Strasbourg est semble-t-il « Capitale européenne », et ville bilingue. Nos politiques l’ont-ils oublié ; que font-il pour que cela le reste ? Peut-être ont-ils oublié ; le mois dernier encore ils ont osé rebaptiser le quartier européen du « Wacken » (« un galet » en alsacien, un mot quand même pas imprononçable) en quartier européen de « l’Archipel ».
  • Bon nombre de capitales pharmaceutiques des pays européens sont à moins de 4 heures de transports par train ou voiture (Bâle, Lyon, Milan, Bruxelles, Leverkusen, Munich,….), quant aux aéroports, ni Lille ni Strasbourg, ne sont dans le top 10 du trafic passagers en France ; et le grand aéroport de Bâle-Mulhouse n’est que à un peu plus d’une heure. Certes ils y a un souci de liaison ferroviaire avec Strasbourg-Bruxelles mais ce n’est pas faute de l’avoir signalé depuis des années….à Paris (ben oui, c’est eux qui décident de tout, donc…) !
  • L’écosystème alsacien est au moins aussi riche qu’à Lille. L’ADIRA à la compétence reconnue, les départements, la Frenchtech Alsace (spécialisé santé en biologie et médecine)…    Ont-ils été associés au dossier strasbourgeois ou le « secret des affaires » est-il resté uniquement dans les mains de l’Eurométropole strasbourgoise et de la Grande Région  ?

Il faut se rendre à l’évidence, c’est bien la question de l’influence qui fut déterminante (comme par le passé avec le fameux synchrotron promis qui nous est passé sous le nez pour aller à Grenoble).

Peut-on espérer que cet échec sera analysé et que des remises en question se feront ? Quand à nous alsaciens une question se pose aussi : allons-nous toujours continuer de la même façon et avec les mêmes ?

http://www.lalsace.fr/politique/2017/04/19/agence-europeenne-du-medicament-lille-choisie-plutot-que-strasbourg

http://www.lalsace.fr/actualite/2017/04/20/agence-europeenne-du-medicament-strasbourg-n-etait-meme-pas-dans-la-short-list

 

Changeons la politique!!

Après le résultat du 1er tour des élections présidentielles, les constats sont simples…Si simples qu’il serait indécent de les nier, de les rejeter, de les refuser, de ne pas y réfléchir…..

Jamais la vie politique n’a été autant en morceaux, et jamais on a constaté de telles fractures dans la société.

Nous avons désormais le Macron des villes et la Marine de la campagne.

Je ne cautionnerais aucun des deux, et en homme libre, je refuse d’être pris en otage dans cette mascarade de choix par défaut.

Nous entendons et constatons aujourd’hui de plus en plus que la politique s’effondre.

C’est peut-être mérité, chacun jugera. Ce qui est par contre troublant, c’est d’entendre beaucoup plus les médias et les politiques parler de questions autour de la reconstruction d’une vie politique, alors que les sujets importants pour les citoyens comme le chômage, l’enseignement, la protection, l’écologie,…. restent si peu évoqués ou développés par les journalistes et les candidats.

Surtout entre ces deux tours.

Et si demain lors des élections législatives, nous changions la politique par la base et le local ? Si enfin les projets d’avenir, d’éducation, de démocratie,…. étaient plus mis en avant que les ambitions personnelles ou partisanes?

Les défis lancés par la population aux différents candidats aux législatives sont de taille, mais ils s’imposent à tous : rendre la parole au peuple, revenir au sens des réalités, construire l’avenir.

Soyons à l’Assemblée Nationale le changement que nous voulons être.

 

Présidentielle: Vous êtes libres!!

Jamais une élection présidentielle n’aura soulevé autant d’attente de la part des alsaciens et jamais  dans une élection présidentielle l’Alsace n’aura soulevé aussi peu d’intérêt pour les candidats. On peut donc constater le divorce entre les aspirations des alsaciens et les débats présents maintenant depuis 6 mois. De plus que dire de toutes les faillites et dérives constatées (morales, médiatiques,  démocratiques,…), sans parler de toutes les belles promesses de lendemains qui chantent,…
Comme une évidence, l’élection présidentielle est à bout, l’institution centralisée du pouvoir est à bout.
Certains attendent des consignes de vote, d’autres appellent à voter Nicolas Dupont-Aignant ou Jean Lasalle, les deux candidats que l’on peut estimer s’être démarqués en faveur de l’Alsace, d’autres encore estiment qu’aucun candidat ne s’est démarqué et ne mérite votre vote.
Quant à moi je reste fidèle à ma ligne et je vous dis que vous êtes libres!!
Et notamment libre de ne pas choisir, car la vraie liberté est justement celle de ne pas choisir!!
Il nous faut répartir le pouvoir, le partager, le décentraliser, c’est la seule façon de dédramatiser des élections.
Vous aurez donc l’occasion de voter utile, pour exprimer le rejet des appareils responsables du déclin, qui ont failli et déçu, mais aussi pour relancer l’Alsace. Aux élections législatives de juin, moi-même et tous les candidats Unser Land porteront vigoureusement un projet combatif et fédérateur pour l’Alsace et pour vous, un projet alternatif au délitement général.

Bravo à nos viticulteurs, fiers d’être alsaciens!

Nos vins sont « d’Alsace » !

Félicitations à nos 3 viticulteurs alsaciens pour leur classement tout en haut du palmarès du concours des grands vins blancs du monde qui a eu lieu le week-end dernier à Strasbourg.
Il s’agit là d’une bien belle récompense marquant l’excellence de notre terroir alsacien ainsi que le travail de qualité de nos viticulteurs ; soyons-en fiers !

Avec cette récompense c’est aussi un peu l’Alsace à travers le monde qui est valorisée car comme leurs noms l’indiquent, ces vins sont des vins d’ALSACE !

Le produit est bon, la preuve en est avec les nombreuses médailles que nos viticulteurs décrochent. Cependant, afin d’écouler la production et de permettre à la région Alsace de rester une destination leader touristiquement parlant autour de la vigne et du vin, il faut que le grand public sache ce qu’est l’Alsace et surtout où est située l’Alsace sur une carte du monde (il suffit de voir les nouvelles cartes de France pour s’apercevoir que l’Alsace n’existe plus). La perte du nom « Alsace » au profit d’un « Grand Test » va à coup sûr être préjudiciable pour nos produits, notre attractivité…et par extension : nos emplois. Pas sûr que les élus PS (Bies,…), FN (Philippot,…) et LR (Richert,..) aient beaucoup pensé à ces questions !

Dans le domaine du vin plus particulièrement on constate que tous les autres vignobles de France (à l’exception de nous et du Languedoc) ont conservé un rapport avec la géographie de leur lieu d’implantation que les nouvelles régions n’ont pas cassé (Bourgogne, Bordeaux, Loire,…) alors que notre vin d’Alsace est maintenant noyé, si on peut dire, avec le Champagne !

Nos vins d’Alsace et le Champagne n’ont pas la même approche pour se vendre ; l’un est étroitement lié avec un terroir et un territoire, l’autre est une marque commerciale qui n’a pas besoin d’attache à un lieu géographique. Faut-il a l’avenir que nos vins au nom de l’Alsace disparue deviennent des « vins du Grand Est » ?

Bref, avec la perte du nom « Alsace », et au-delà des questions autours de la viticulture et du tourisme, c’est toute la construction d’un éco-système économique global et de sa vitalité qui est depuis 2 ans fragilisé et donc en danger.

En me présentant aux législatives ainsi que les 14 autres candidats Unser Land, je porterai bien sûr les questions de la défense et de la réussite de nos viticulteurs avec leurs questions et problématiques en propre (réglementation, concurrence, …) ; mais autour d’eux, j’ai surtout de l’ambition pour notre territoire en faisant renaître plus fort encore le nom « Alsace » ; ce nom qui contribue aussi au dynamisme et à l’emploi.

Oui nous avons de quoi être fiers d’être alsaciens!!

http://www.dna.fr//actualite/2017/04/10/trois-alsaciens-au-sommet

Vendredi Saint férié, une particularité locale

Si nous regardons les calendriers religieux nous sommes dans la semaine sainte pour les chrétiens ainsi que dans le temps de Pessah pour les juifs. Si nous regardons le calendrier des congés : il n’y a pas que les écoliers en repos aujourd’hui, nous sommes tous en repos ce Vendredi saint en Alsace-Moselle !

La chance de ce petit plus férié n’est pas à chercher (comme on l’entend trop souvent) dans les textes du Concordat de 1801 signé par Napoléon Bonaparte et qui établit seulement les relations et la hiérarchie entre l’État français et les religions catholique, protestante et juive (enseignement de la religion, nominations des ministres du cultes,…) ; non, l’instauration de ce jour férié nous est offert par l’empire allemand qui en 1892 a souhaité instaurer par ordonnance le Vendredi saint férié.

Par la suite, lors du rattachement de l’Alsace-Moselle à la France, cette loi allemande, par la grâce de la mobilisation du peuple alsacien-mosellan pour le maintien des libertés acquises, ne fut pas abrogée et fut quelque peu confondue avec les questions du Concordat que la France a voulu supprimer oubliant (déjà, à l’époque) bien vite sa promesse de 1915 où elle s’engageait à respecter les coutumes et les sentiments des alsaciens-mosellans.

Parlons quand même ce qu’est le Vendredi saint. C’est une fête religieuse chrétienne où l’on fait mémoire de la crucifixion et la mort de Jésus Christ. Le message de ce jour est très fort puisqu’il s’agit de l’amour qui va jusqu’au don de soi, jusqu’à la mort.

Régulièrement attaqué, et encore actuellement par un certain nombre de candidats à la présidentielle française, le Concordat a été soumis à la décision du Conseil Constitutionnel qui, le 21 février 2013, l’a déclaré conforme à la Constitution de 1958.

Quand à la question des fériés du vendredi saint et de la St Etienne (le 26 décembre), ils sont des dispositions du droit local que nous pouvons retrouver dans le code du travail à l’article L3134-13 ; ce droit local favorable sur bien des points (fériés, sécurité sociale, faillite civile, livre foncier, droit associatif,…) est lui aussi régulièrement attaqué.

Cependant, et comme nous l’avons tous vu, une loi peut rapidement être défaite, ainsi rien n’est jamais complètement acquis si les libertés ne sont pas défendues et comprises.

Cette fête et son jour férié, font donc partie du droit local qui lui n’a jamais été complètement consacré par le droit français (absence de publication au journal officiel) et n’est pas non plus vraiment protégé par la constitution.

Ainsi par ces absences et manques, notre droit local (généralement plus favorable et/ou plus généreux que le droit français) est constamment sous la menace de toute les lois nouvelles faites par le parlement français. Le conseil constitutionnel dans une décision de août 2011 a « consacré le principe » (c’est à dire l’esprit d’une loi, mais on sait que celui-ci peut changer au grès des couleurs du parlement) selon lequel les dispositions propres aux trois départements « peuvent rester en vigueur » tant qu’elles n’ont pas été « remplacées par les dispositions de droit commun ou harmonisées avec elles ».

Bref, sur nos questions alsaciennes et mosellanes, nous n’avons ni protection ni garantie et c’est l’ensemble des députés et sénateurs français qui décident finalement s’ils tiennent compte ou pas du droit local dans les textes de lois qu’ils font.

Ne serait-ce pas à nous alsaciens de pouvoir en décider, ainsi que de proposer si besoin son évolution?

Tandis que certains candidats à la présidentielle veulent la mort de l’Alsace, d’autres découvrent soudainement qu’il existe un peuple alsacien, et couvrent les alsaciens de promesses. Plus que de défendre simplement à Paris ces textes très locaux, je m’engage, avec mes collègues candidats Unser Land, à tout faire pour que nous puissions chez nous en Alsace disposer d’une part législative propre sur ces problématiques, questions, disposition et applications de droit local et de concordat.

L’état d’esprit qui les ont construit et la philosophie de ces textes locaux repose sur des valeurs de respect, d’unité, d’entraide, de bon sens, d’humanisme,… (non travail le dimanche, maintien de salaire en cas d’absence, …). Preuve a été faite avec le temps sur l’intelligence de ces dispositions locales. En effet, l’Alsace et la Moselle ne sont pas complètement à la dérive ; nous avons une sécurité sociale bénéficiaire, un artisanat développé (et donc de l’emploi assuré), un tissus associatif vivant, une économie ouverte, une relation tranquille avec les religions, un souci de la famille, une attache au bien-être, le souci des autres (régulièrement l’Alsace est cité pour être la région la plus généreuse)…

Prenons conscience de ce que nous avons, décidons et gérons nous-même ces textes, assurons et développons l’avenir avec nos dispositions concordataires et de droit local.

Notre patrimoine est riche de culture et d’histoire!

Oui nous sommes le peuple alsacien!

Oui nous pouvons être fiers d’être alsaciens!

Joyeuses Pâques à tous! Scheena Oschtra an alla!!