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Lille préférée à Strasbourg pour l’agence européenne du médicament

Après audition de plusieurs villes françaises, la République soutiendra la ville de Lille pour l’installation possible de l’agence européenne du médicament. En effet, cette agence pour l’instant située à Londres ne pourra pas rester là-bas du fait du « Brexit » (est-ce que cela interpellera aussi l’alsacien en cas de vote d’un(e) candidat(e) « pro-Frexit » ?).

Il y aura donc une une manne d’une centaine d’emplois à fort potentiel économique qui bougera prochainement.

En Europe, plusieurs villes se sont déclaré intéressées pour accueillir cette agence européenne : Dublin Munich, Barcelone, Milan, Berlin,… Ainsi nous assistons une course à coup de lobbying, coup de pouce (investissement, fiscal…), mise en avant des avantages (situation, institut européen…) …

Si chaque pays européen s’est vite mobilisé pour sa/ses villes, la France, elle, a choisi le système (efficace à la vue de la présidentielle?) de la primaire  ! Ont donc participé à la primaire française : Strasbourg, Lille, Lyon, Toulouse, Paris/Villejuif, Montpellier, Nice, Lens-Lievin. Le vainqueur est Lille !

On peut déjà constater que peu importe la ville française soutenue par l’Etat, celle-ci est déjà en retard de lobbying face à ses concurrentes européennes. C’est bien connu, l’exception française est toujours la meilleure…

Maintenant constatons que dans la situation franco-française, nos politiques alsaciens n’ont pas été à la hauteur encore une fois. Il suffit de voir comment les médias locaux, réseaux sociaux et les politiques de poids se sont bougés pour les autres villes, pour s’apercevoir de la faiblesse de la candidature strasbourgeoise. Bref, communication zéro et influence politique zéro pour les Ries, Richert, Trautmann, Elkouby, Hermann… Strasbourg ne fut même pas dans la « short-list » comme le révèle le journal « l’Alsace ».

Le choix de Lille a été justifié notamment par sa position “idéale au coeur de l’Europe” et par le fait que “la France dispose d’un écosystème de santé (recherche, innovation, industrie) exceptionnel, dont Lille est l’un des pôles majeurs”.

Sans vouloir être désagréable, Strasbourg dispose bien des mêmes arguments :

  • Strasbourg est bien au coeur de l’Europe. Mieux encore, Strasbourg est semble-t-il « Capitale européenne », et ville bilingue. Nos politiques l’ont-ils oublié ; que font-il pour que cela le reste ? Peut-être ont-ils oublié ; le mois dernier encore ils ont osé rebaptiser le quartier européen du « Wacken » (« un galet » en alsacien, un mot quand même pas imprononçable) en quartier européen de « l’Archipel ».
  • Bon nombre de capitales pharmaceutiques des pays européens sont à moins de 4 heures de transports par train ou voiture (Bâle, Lyon, Milan, Bruxelles, Leverkusen, Munich,….), quant aux aéroports, ni Lille ni Strasbourg, ne sont dans le top 10 du trafic passagers en France ; et le grand aéroport de Bâle-Mulhouse n’est que à un peu plus d’une heure. Certes ils y a un souci de liaison ferroviaire avec Strasbourg-Bruxelles mais ce n’est pas faute de l’avoir signalé depuis des années….à Paris (ben oui, c’est eux qui décident de tout, donc…) !
  • L’écosystème alsacien est au moins aussi riche qu’à Lille. L’ADIRA à la compétence reconnue, les départements, la Frenchtech Alsace (spécialisé santé en biologie et médecine)…    Ont-ils été associés au dossier strasbourgeois ou le « secret des affaires » est-il resté uniquement dans les mains de l’Eurométropole strasbourgoise et de la Grande Région  ?

Il faut se rendre à l’évidence, c’est bien la question de l’influence qui fut déterminante (comme par le passé avec le fameux synchrotron promis qui nous est passé sous le nez pour aller à Grenoble).

Peut-on espérer que cet échec sera analysé et que des remises en question se feront ? Quand à nous alsaciens une question se pose aussi : allons-nous toujours continuer de la même façon et avec les mêmes ?

http://www.lalsace.fr/politique/2017/04/19/agence-europeenne-du-medicament-lille-choisie-plutot-que-strasbourg

http://www.lalsace.fr/actualite/2017/04/20/agence-europeenne-du-medicament-strasbourg-n-etait-meme-pas-dans-la-short-list

 

Changeons la politique!!

Après le résultat du 1er tour des élections présidentielles, les constats sont simples…Si simples qu’il serait indécent de les nier, de les rejeter, de les refuser, de ne pas y réfléchir…..

Jamais la vie politique n’a été autant en morceaux, et jamais on a constaté de telles fractures dans la société.

Nous avons désormais le Macron des villes et la Marine de la campagne.

Je ne cautionnerais aucun des deux, et en homme libre, je refuse d’être pris en otage dans cette mascarade de choix par défaut.

Nous entendons et constatons aujourd’hui de plus en plus que la politique s’effondre.

C’est peut-être mérité, chacun jugera. Ce qui est par contre troublant, c’est d’entendre beaucoup plus les médias et les politiques parler de questions autour de la reconstruction d’une vie politique, alors que les sujets importants pour les citoyens comme le chômage, l’enseignement, la protection, l’écologie,…. restent si peu évoqués ou développés par les journalistes et les candidats.

Surtout entre ces deux tours.

Et si demain lors des élections législatives, nous changions la politique par la base et le local ? Si enfin les projets d’avenir, d’éducation, de démocratie,…. étaient plus mis en avant que les ambitions personnelles ou partisanes?

Les défis lancés par la population aux différents candidats aux législatives sont de taille, mais ils s’imposent à tous : rendre la parole au peuple, revenir au sens des réalités, construire l’avenir.

Soyons à l’Assemblée Nationale le changement que nous voulons être.

 

Présidentielle: Vous êtes libres!!

Jamais une élection présidentielle n’aura soulevé autant d’attente de la part des alsaciens et jamais  dans une élection présidentielle l’Alsace n’aura soulevé aussi peu d’intérêt pour les candidats. On peut donc constater le divorce entre les aspirations des alsaciens et les débats présents maintenant depuis 6 mois. De plus que dire de toutes les faillites et dérives constatées (morales, médiatiques,  démocratiques,…), sans parler de toutes les belles promesses de lendemains qui chantent,…
Comme une évidence, l’élection présidentielle est à bout, l’institution centralisée du pouvoir est à bout.
Certains attendent des consignes de vote, d’autres appellent à voter Nicolas Dupont-Aignant ou Jean Lasalle, les deux candidats que l’on peut estimer s’être démarqués en faveur de l’Alsace, d’autres encore estiment qu’aucun candidat ne s’est démarqué et ne mérite votre vote.
Quant à moi je reste fidèle à ma ligne et je vous dis que vous êtes libres!!
Et notamment libre de ne pas choisir, car la vraie liberté est justement celle de ne pas choisir!!
Il nous faut répartir le pouvoir, le partager, le décentraliser, c’est la seule façon de dédramatiser des élections.
Vous aurez donc l’occasion de voter utile, pour exprimer le rejet des appareils responsables du déclin, qui ont failli et déçu, mais aussi pour relancer l’Alsace. Aux élections législatives de juin, moi-même et tous les candidats Unser Land porteront vigoureusement un projet combatif et fédérateur pour l’Alsace et pour vous, un projet alternatif au délitement général.

Bravo à nos viticulteurs, fiers d’être alsaciens!

Nos vins sont « d’Alsace » !

Félicitations à nos 3 viticulteurs alsaciens pour leur classement tout en haut du palmarès du concours des grands vins blancs du monde qui a eu lieu le week-end dernier à Strasbourg.
Il s’agit là d’une bien belle récompense marquant l’excellence de notre terroir alsacien ainsi que le travail de qualité de nos viticulteurs ; soyons-en fiers !

Avec cette récompense c’est aussi un peu l’Alsace à travers le monde qui est valorisée car comme leurs noms l’indiquent, ces vins sont des vins d’ALSACE !

Le produit est bon, la preuve en est avec les nombreuses médailles que nos viticulteurs décrochent. Cependant, afin d’écouler la production et de permettre à la région Alsace de rester une destination leader touristiquement parlant autour de la vigne et du vin, il faut que le grand public sache ce qu’est l’Alsace et surtout où est située l’Alsace sur une carte du monde (il suffit de voir les nouvelles cartes de France pour s’apercevoir que l’Alsace n’existe plus). La perte du nom « Alsace » au profit d’un « Grand Test » va à coup sûr être préjudiciable pour nos produits, notre attractivité…et par extension : nos emplois. Pas sûr que les élus PS (Bies,…), FN (Philippot,…) et LR (Richert,..) aient beaucoup pensé à ces questions !

Dans le domaine du vin plus particulièrement on constate que tous les autres vignobles de France (à l’exception de nous et du Languedoc) ont conservé un rapport avec la géographie de leur lieu d’implantation que les nouvelles régions n’ont pas cassé (Bourgogne, Bordeaux, Loire,…) alors que notre vin d’Alsace est maintenant noyé, si on peut dire, avec le Champagne !

Nos vins d’Alsace et le Champagne n’ont pas la même approche pour se vendre ; l’un est étroitement lié avec un terroir et un territoire, l’autre est une marque commerciale qui n’a pas besoin d’attache à un lieu géographique. Faut-il a l’avenir que nos vins au nom de l’Alsace disparue deviennent des « vins du Grand Est » ?

Bref, avec la perte du nom « Alsace », et au-delà des questions autours de la viticulture et du tourisme, c’est toute la construction d’un éco-système économique global et de sa vitalité qui est depuis 2 ans fragilisé et donc en danger.

En me présentant aux législatives ainsi que les 14 autres candidats Unser Land, je porterai bien sûr les questions de la défense et de la réussite de nos viticulteurs avec leurs questions et problématiques en propre (réglementation, concurrence, …) ; mais autour d’eux, j’ai surtout de l’ambition pour notre territoire en faisant renaître plus fort encore le nom « Alsace » ; ce nom qui contribue aussi au dynamisme et à l’emploi.

Oui nous avons de quoi être fiers d’être alsaciens!!

http://www.dna.fr//actualite/2017/04/10/trois-alsaciens-au-sommet

Vendredi Saint férié, une particularité locale

Si nous regardons les calendriers religieux nous sommes dans la semaine sainte pour les chrétiens ainsi que dans le temps de Pessah pour les juifs. Si nous regardons le calendrier des congés : il n’y a pas que les écoliers en repos aujourd’hui, nous sommes tous en repos ce Vendredi saint en Alsace-Moselle !

La chance de ce petit plus férié n’est pas à chercher (comme on l’entend trop souvent) dans les textes du Concordat de 1801 signé par Napoléon Bonaparte et qui établit seulement les relations et la hiérarchie entre l’État français et les religions catholique, protestante et juive (enseignement de la religion, nominations des ministres du cultes,…) ; non, l’instauration de ce jour férié nous est offert par l’empire allemand qui en 1892 a souhaité instaurer par ordonnance le Vendredi saint férié.

Par la suite, lors du rattachement de l’Alsace-Moselle à la France, cette loi allemande, par la grâce de la mobilisation du peuple alsacien-mosellan pour le maintien des libertés acquises, ne fut pas abrogée et fut quelque peu confondue avec les questions du Concordat que la France a voulu supprimer oubliant (déjà, à l’époque) bien vite sa promesse de 1915 où elle s’engageait à respecter les coutumes et les sentiments des alsaciens-mosellans.

Parlons quand même ce qu’est le Vendredi saint. C’est une fête religieuse chrétienne où l’on fait mémoire de la crucifixion et la mort de Jésus Christ. Le message de ce jour est très fort puisqu’il s’agit de l’amour qui va jusqu’au don de soi, jusqu’à la mort.

Régulièrement attaqué, et encore actuellement par un certain nombre de candidats à la présidentielle française, le Concordat a été soumis à la décision du Conseil Constitutionnel qui, le 21 février 2013, l’a déclaré conforme à la Constitution de 1958.

Quand à la question des fériés du vendredi saint et de la St Etienne (le 26 décembre), ils sont des dispositions du droit local que nous pouvons retrouver dans le code du travail à l’article L3134-13 ; ce droit local favorable sur bien des points (fériés, sécurité sociale, faillite civile, livre foncier, droit associatif,…) est lui aussi régulièrement attaqué.

Cependant, et comme nous l’avons tous vu, une loi peut rapidement être défaite, ainsi rien n’est jamais complètement acquis si les libertés ne sont pas défendues et comprises.

Cette fête et son jour férié, font donc partie du droit local qui lui n’a jamais été complètement consacré par le droit français (absence de publication au journal officiel) et n’est pas non plus vraiment protégé par la constitution.

Ainsi par ces absences et manques, notre droit local (généralement plus favorable et/ou plus généreux que le droit français) est constamment sous la menace de toute les lois nouvelles faites par le parlement français. Le conseil constitutionnel dans une décision de août 2011 a « consacré le principe » (c’est à dire l’esprit d’une loi, mais on sait que celui-ci peut changer au grès des couleurs du parlement) selon lequel les dispositions propres aux trois départements « peuvent rester en vigueur » tant qu’elles n’ont pas été « remplacées par les dispositions de droit commun ou harmonisées avec elles ».

Bref, sur nos questions alsaciennes et mosellanes, nous n’avons ni protection ni garantie et c’est l’ensemble des députés et sénateurs français qui décident finalement s’ils tiennent compte ou pas du droit local dans les textes de lois qu’ils font.

Ne serait-ce pas à nous alsaciens de pouvoir en décider, ainsi que de proposer si besoin son évolution?

Tandis que certains candidats à la présidentielle veulent la mort de l’Alsace, d’autres découvrent soudainement qu’il existe un peuple alsacien, et couvrent les alsaciens de promesses. Plus que de défendre simplement à Paris ces textes très locaux, je m’engage, avec mes collègues candidats Unser Land, à tout faire pour que nous puissions chez nous en Alsace disposer d’une part législative propre sur ces problématiques, questions, disposition et applications de droit local et de concordat.

L’état d’esprit qui les ont construit et la philosophie de ces textes locaux repose sur des valeurs de respect, d’unité, d’entraide, de bon sens, d’humanisme,… (non travail le dimanche, maintien de salaire en cas d’absence, …). Preuve a été faite avec le temps sur l’intelligence de ces dispositions locales. En effet, l’Alsace et la Moselle ne sont pas complètement à la dérive ; nous avons une sécurité sociale bénéficiaire, un artisanat développé (et donc de l’emploi assuré), un tissus associatif vivant, une économie ouverte, une relation tranquille avec les religions, un souci de la famille, une attache au bien-être, le souci des autres (régulièrement l’Alsace est cité pour être la région la plus généreuse)…

Prenons conscience de ce que nous avons, décidons et gérons nous-même ces textes, assurons et développons l’avenir avec nos dispositions concordataires et de droit local.

Notre patrimoine est riche de culture et d’histoire!

Oui nous sommes le peuple alsacien!

Oui nous pouvons être fiers d’être alsaciens!

Joyeuses Pâques à tous! Scheena Oschtra an alla!!