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Pour un vrai statut et un vrai rôle du suppléant de député

L’actualité avant les élections présidentielle a mis en évidence les rôles et statuts des personnes qui entourent le député. Si l’on a beaucoup parlé de « l’assistant parlementaire », homme/femme de l’ombre du député pour toutes les tâches et les missions, par contre à aucun moment on a parlé du suppléant du député, homme/femme qui est pourtant sur la photo de l’affiche du député !

Ma suppléante est Géraldine Fimbel, une jeune personne, travailleuse, sincère, aux convictions affirmées Je suis très heureux de former un binôme avec elle.

Je lui ai proposé d’être non pas en retrait, mais au premier plan sur les affiches officielles, malgré qu’il soit d’usage que le suppléant soit en retrait. Mais quel sera son rôle si je suis élu député ? Eh bien dans le cas où je décéderai en cours de mandat , c’est au suppléant que reviendrai la place de député. Bref, c’est là son unique rôle.

Position souvent occupée par une femme, la suppléance de député n’est pas concernée par les lois (entrées en vigueur dans les années 2000) sur les questions de parité homme-femme, les sanctions en cas de non respect de la parité par les candidats lors des élections qui n’évoquent la parité homme-femme qu’à propos des titulaires du poste ! Unser Land respecte la parité puisque sur 15 candidats, 7 sont des femmes (à l’inverse des LR-UDI officiels et dissidents où 3 femmes sur 16 sont candidates).

Cependant c’est quand même quelque chose d’assez triste et révoltant que de constater que depuis 1958, aucune mandature n’ait chercher à valoriser cette fonction, ni de voir autre chose comme apport de cette personne qu’un sourire sur une affiche. Aussi je souhaite au cours de la mandature, créer un statut et des attributions et un vrai rôle au suppléant de député.

Ce décalage entre la représentation nationale majoritairement masculine et la société je veux le combler en faisant que le suppléant du député soit celui qui remplace provisoirement le député titulaire à l’Assemblée Nationale en cas d’absence de ce dernier de plus de 30 jours pour maladie ou pour congés paternité/maternité. A l’image de ce qui se passe en Suède, je souhaite même approfondir le travail parlementaire avec un véritable travail du suppléant. L’un pouvant remplacer l’autre aux cérémonies publiques, en commission parlementaire ou aux séances plénières (mais le droit de vote reste unique).

Le (la) suppléant(e) deviendrait ainsi le premier assistant parlementaire du député permettant ainsi de le remplacer officiellement à l’Assemblée nationale ou en circonscription.

Nos députés sauront-ils accorder une place à l’amélioration du travail, à l’écoute et à un partage du pouvoir ? Je le souhaite en tout cas.

Éthique, transparence, exemplarité: Ma charte

Le citoyen a légitimement perdu confiance en la fonction politique.La fonction de représentativité exige une exemplarité de tous les instants.

Outre le fait que mon casier judiciaire (bulletin n°3) soit vierge, je n’ai pas non plus, ainsi que mon entourage familial, de liens particuliers (part dans une société, mandataire, dirigeant….) qui pourraient m’exposer à des conflits d’intérêts.

Mes engagements à être proche de vous et à votre écoute, m’oblige à l’exemplarité, aussi je m’engage :

  • A un mandat exclusif et unique en démissionnant de mon travail pour me consacrer totalement au mandat de député.
  • A ne pas cumuler de mandat et ne pas me représenter plus de deux fois pour le même mandat
  • A publier mon patrimoine après chaque mandat
  • A ne pas employer (ou chercher à faire employer) de membres de ma famille dans les organisations/institutions où mon mandat est engagé de quelconque manière (assistant parlementaire, sénat, union européenne,…)
  • A rendre public l’utilisation de la réserve parlementaire ainsi que l’utilisation des indemnité représentative de frais de mandat (factures à l’appui).
  • A la probité en refusant cadeaux, prêts, invitations de complaisance,…et dénoncer publiquement tout tentative d’influence.
  • A être plus de 2 jours par semaine en séance plénière et faire au moins 1 jour par semaine sur le terrain avec mon équipe locale (mon agenda sera en ligne)
  • A faire le point une fois par an avec vous lors d’une réunion publique.

Enfin, dans l’exercice de la fonction de député, je m’engage à agir dans un esprit constructif, à me comporter avec dignité, bienveillance, probité, éthique, responsabilité, transparence envers les institutions et naturellement envers l’ensemble des citoyens que nous sommes.

Un député: pourquoi? comment?

Le combat politique, c’est comme la vie. Il est fondé sur quelques valeurs fondamentales : écoute, dialogue, respect, identité, proximité, humanisme, droit, volonté…). Il se traduit en propositions et actions concrètes qui répondent aux besoins et aux attentes des citoyens (emploi, éducation, démocratie, justice, environnement, sécurité, solidarité, santé…).

Dans notre 4ème circonscription du Haut-Rhin, les postures et/ou déclarations de certaines candidatures annoncées aux élections législatives m’amènent aujourd’hui à penser que la hauteur des débats va se limiter à une batailles d’ambitions personnelles et/ou de revanches. C’est bien dommage, car pour moi lorsque l’on s’intéresse à la politique et qu’on y consacre son énergie et son enthousiasme c’est parce que on aime les gens et que l’on est sensible aux difficultés de vie et aux souffrances d’autrui. Le député donc doit œuvrer à créer les conditions du bien-être pour tous.

Les élections présidentielles viennent de se finir et jamais on n’a pu constater une plus nette coupure entre les politiques et les citoyens ; postures et émotions ont remplacé projets et raison.

Dès le soir du résultat du 1er tour des élections présidentielles, nous avons entendu parler par les gagnants et les perdants d’un presque « 3ème tour de présidentiel » avec les élections législatives du 11 et 18 juin prochain. Mais pourquoi donc tant d’importance à ces élections législatives?

Si la présidentielle constitue bien la conquête du pouvoir, les législatives fournissent les moyens de l’exercice du pouvoir. Ainsi, il est bon de rappeler que l’ensemble des mesures législatives (les lois) promises par le vainqueur de l’élection présidentielle, ne peuvent être garanties en l’absence de majorité à l’Assemblée Nationale. Notez que les candidats se sont bien abstenu de parler de ça.

Avec ces quelques mots donc, vous voyez mieux l’enjeu de votre vote à venir ; celui-ci va poser la questions de la majorité à l’Assemblée Nationale et mécaniquement va poser ou régler la question de l’application du programme du nouveau président.

La fonction de député est riche et complexe,on peut distinguer trois rôles principaux :

  • un rôle national : le député est le représentant de la nation et à ce titre il vote les lois à l’Assemblée Nationale, accorde sa confiance (ou pas) au gouvernement nommé par le président de la république et contrôle ce gouvernement (par les interpellations, les questions orales et écrites en commission et en séance plénière), vote et contrôle les budgets de l’État,..
  • Un rôle local :le député est le représentant des habitants de sa circonscription. Véritable relais des attentes de chacun, il doit impulser réponses et solutions du local vers le national et inversement ; c’est pourquoi il travaille en rassembleur avec les habitants, les associations, les élus locaux, les partenaires socioprofessionnels.
  • Un rôle Européen : l’exigence citoyenne impose que le député prenne en compte avec efficacité cette dimension dans son action.

C’est de la modélisation de l’avenir dont il va être question avec les législatives ; que cet avenir soit et reste possible.

Unser Land a cette faculté de réunir des hommes et des femmes de tous âges, de toutes professions, alsaciens d’origine ou d’adoption autour de l’intérêt général, et raisonne en termes de valeurs humaines ajoutées au service de chacun et des territoires. Unser Land à l’Assemblée Nationale, c’est bâtir ensemble nos territoires et l’avenir de tous.

Nous vous invitons donc à lire en conscience et réfléchir le programme et les directions proposés par Unser Land.

Mit uns / ensemble

Fer’s Elsass / Pour l’Alsace

Le culte de l’homme providentiel

Je détonne visiblement dans les prises de position sur cette présidentielle.
Ces élections me laissent tout simplement de marbre.
Il s’agit d’élections d’un pays dont l’exécutif passé ou à venir ne me respecte pas, et ne nous respecte pas en tant qu’alsacien(s). L’un ou l’autre des 2 finalistes n’avait de toute manière que des dessins macabres à l’encontre de notre Alsace…
Je suis même stupéfait de voir tant de prises de position, tant de passion autour du culte de l’homme providentiel.
Celui ou celle qui va nous sauver!!!
Et si nous décidions de nous sauver par nous-mêmes, au lieu d’attendre sur un super héros imaginaire, qui n’aura à nous proposer que des lendemains qui déchantent?
Et si nous arrêtions de choisir par défaut?
Et si nous nous prenions en main?
Nous aurions tellement à apprendre du modèle suisse dont le président élu parmi un Conseil fédéral de 7 ministres, change chaque année et dont le dit Conseil fédéral ainsi que le président sont élus au suffrage universel indirect par le Parlement sur une méthode proportionnelle.
Tout un système qui met en avant le travail de groupe au détriment de “l’homme providentiel” (vous savez celui qui va nous sauver…).
Et si nous ne laissions à personne le soin de réfléchir et de penser à notre place l’avenir de l’Alsace??

Pour le Medef Alsace aussi, la grande région n’a pas de sens…

Les chefs d’entreprises alsaciens, sont des pragmatiques et après avoir patiemment attendu 2 ans que l’administration « Grand Estienne » se structure, ils font aujourd’hui lucidement le constat de lourdes absences et gros problèmes de proximité qui leur font perdre en atouts, capacités et potentialités, par le biais le Olivier Klotz président du Medef alsacien.

N’en déplaise donc à Philippe Richert et tous les élus LR-FN-PS, le « Grand Est » a un impact au mieux de zéro sur le développement de leurs entreprises face aux défis globaux qu’elles affrontent en terme de concurrence, opportunité,….

Dans la crise profonde et si grave que traverse le pays (économique, financière, politique, intellectuelle, morale,…), pouvons-nous continuer à nous payer le luxe d’un pari raté de régionalisation parce que abordé par la cartographie et non par les compétences ?

Les administrations des ex-région Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne, ont démontré leur savoir-faire et leur exemplarité dans de nombreux domaines (apprentissage, transports,…), elles étaient des locomotives pour les entreprises et savait se mobiliser pour elles, pour l’innovation, l’ouverture transfrontalière,….. De même, ce n’était pas parce que séparée et indépendante que chacune des régions ne pouvait pas tirer profit de complémentarité avec le territoire voisin, et ainsi jouer pleinement son rôle de catalyseur pour l’emploi et la croissance des entreprises.

Aujourd’hui compte tenu des difficulté croissantes que fait subir le « Grand Est » aux entreprises, de la non interaction de l’attelage alsaco-lorraino-champenois avec leurs territoires (au contraire des régions non fusionnées Bretagne, PACA,….) ; la bonne solution d’avenir consiste assurément dans le retour aux anciennes régions.

Il faut se mobiliser pour que les anciennes régions reprennent la main pour retrouver leur fondamentaux, compétences… à commencer par l’aide aux entreprises (et donc à l’emploi).

Un nouveau défi à relever, mais un défi d’abord politique pour les représentants que vous élirez.

http://www.dna.fr/social/2017/04/29/medef-alsace-la-nouvelle-region-est-trop-grande

Lille préférée à Strasbourg pour l’agence européenne du médicament

Après audition de plusieurs villes françaises, la République soutiendra la ville de Lille pour l’installation possible de l’agence européenne du médicament. En effet, cette agence pour l’instant située à Londres ne pourra pas rester là-bas du fait du « Brexit » (est-ce que cela interpellera aussi l’alsacien en cas de vote d’un(e) candidat(e) « pro-Frexit » ?).

Il y aura donc une une manne d’une centaine d’emplois à fort potentiel économique qui bougera prochainement.

En Europe, plusieurs villes se sont déclaré intéressées pour accueillir cette agence européenne : Dublin Munich, Barcelone, Milan, Berlin,… Ainsi nous assistons une course à coup de lobbying, coup de pouce (investissement, fiscal…), mise en avant des avantages (situation, institut européen…) …

Si chaque pays européen s’est vite mobilisé pour sa/ses villes, la France, elle, a choisi le système (efficace à la vue de la présidentielle?) de la primaire  ! Ont donc participé à la primaire française : Strasbourg, Lille, Lyon, Toulouse, Paris/Villejuif, Montpellier, Nice, Lens-Lievin. Le vainqueur est Lille !

On peut déjà constater que peu importe la ville française soutenue par l’Etat, celle-ci est déjà en retard de lobbying face à ses concurrentes européennes. C’est bien connu, l’exception française est toujours la meilleure…

Maintenant constatons que dans la situation franco-française, nos politiques alsaciens n’ont pas été à la hauteur encore une fois. Il suffit de voir comment les médias locaux, réseaux sociaux et les politiques de poids se sont bougés pour les autres villes, pour s’apercevoir de la faiblesse de la candidature strasbourgeoise. Bref, communication zéro et influence politique zéro pour les Ries, Richert, Trautmann, Elkouby, Hermann… Strasbourg ne fut même pas dans la « short-list » comme le révèle le journal « l’Alsace ».

Le choix de Lille a été justifié notamment par sa position “idéale au coeur de l’Europe” et par le fait que “la France dispose d’un écosystème de santé (recherche, innovation, industrie) exceptionnel, dont Lille est l’un des pôles majeurs”.

Sans vouloir être désagréable, Strasbourg dispose bien des mêmes arguments :

  • Strasbourg est bien au coeur de l’Europe. Mieux encore, Strasbourg est semble-t-il « Capitale européenne », et ville bilingue. Nos politiques l’ont-ils oublié ; que font-il pour que cela le reste ? Peut-être ont-ils oublié ; le mois dernier encore ils ont osé rebaptiser le quartier européen du « Wacken » (« un galet » en alsacien, un mot quand même pas imprononçable) en quartier européen de « l’Archipel ».
  • Bon nombre de capitales pharmaceutiques des pays européens sont à moins de 4 heures de transports par train ou voiture (Bâle, Lyon, Milan, Bruxelles, Leverkusen, Munich,….), quant aux aéroports, ni Lille ni Strasbourg, ne sont dans le top 10 du trafic passagers en France ; et le grand aéroport de Bâle-Mulhouse n’est que à un peu plus d’une heure. Certes ils y a un souci de liaison ferroviaire avec Strasbourg-Bruxelles mais ce n’est pas faute de l’avoir signalé depuis des années….à Paris (ben oui, c’est eux qui décident de tout, donc…) !
  • L’écosystème alsacien est au moins aussi riche qu’à Lille. L’ADIRA à la compétence reconnue, les départements, la Frenchtech Alsace (spécialisé santé en biologie et médecine)…    Ont-ils été associés au dossier strasbourgeois ou le « secret des affaires » est-il resté uniquement dans les mains de l’Eurométropole strasbourgoise et de la Grande Région  ?

Il faut se rendre à l’évidence, c’est bien la question de l’influence qui fut déterminante (comme par le passé avec le fameux synchrotron promis qui nous est passé sous le nez pour aller à Grenoble).

Peut-on espérer que cet échec sera analysé et que des remises en question se feront ? Quand à nous alsaciens une question se pose aussi : allons-nous toujours continuer de la même façon et avec les mêmes ?

http://www.lalsace.fr/politique/2017/04/19/agence-europeenne-du-medicament-lille-choisie-plutot-que-strasbourg

http://www.lalsace.fr/actualite/2017/04/20/agence-europeenne-du-medicament-strasbourg-n-etait-meme-pas-dans-la-short-list